Ligue 1: victoire contre Lyon et première place pour le PSG
Malgré les blessures à la pelle et le report du match à lundi, le PSG s'est imposé (2-0) face à l'Olympique lyonnais et a pris, d'une courte tête et pour la première fois de la saison, la tête de la Ligue 1 grâce à ses remplaçants.
Avec 17 points, le PSG devance Rennes (16 pts), Lille et Monaco (15) et son adversaire du soir, l'OL (14).
Quelques jours après un nouveau succès de classe en Ligue des champions contre le Barça (4-2), les Parisiens avaient l'occasion en or pour enfin devenir leader du championnat après un début de saison compliqué en championnat.
"On était très loin de la tête il y a trois ou quatre semaines, et dès lundi, en gagnant les trois points, on serait devant. C'est important pour nous de l'être le plus tôt possible, et c'est une motivation de jouer contre l'équipe de Paulo Fonseca", glissait samedi Luis Enrique.
En essayant de faire fi des blessures à la pelle ("Kvara", Dembélé, Marquinhos et Nuno Mendes), ses joueurs l'ont écouté et ont gardé le rythme, enchaînant un septième succès toutes compétitions confondues.
Au même moment que la cérémonie du Ballon d'or qui a lieu à Londres et où seul Ousmane Dembélé, blessé, représente le PSG, Paris a géré les affaires courantes du championnat.
Et par la même occasion, a fait oublier le revers de la saison dernière contre Lyon (2-1).
- Premier but pour Godts -
Comme souvent cette saison, ce sont deux joueurs sortis du banc qui ont débloqué la situation: cette fois, c'est le "titi" Senny Mayulu qui a trouvé la faille d'une frappe limpide à l'entrée de la surface (1-0, 72e), sept minutes après son entrée en jeu.
Puis c'est la recrue estivale, Mika Godts, qui a scellé le succès d'une autre frappe puissante (2-0, 84e).
Son premier but sous le maillot parisien lui fera forcément un immense bien après des débuts mitigés, alors qu'il a l'opportunité de plus se montrer avec les absences de Kvara et Dembélé.
Avant les changements, Paris avait dominé largement les débats avec une grosse possession et des récupérations haute grâce à son pressing, mais en péchant beaucoup devant le but: Ruiz n'a pas cadré (10e, 79e); Ferran Torres (22e, 57e) qui a perdu ses face-à-face avec Dominik Greif (22e), Maghnes Akliouche (40e) ou Désiré Doué (61e), très en vus mais pas décisifs.
En face, les Lyonnais étaient bien place défensivement et ont tenu bon plus d'une heure. Avec le retour de Corentin Tolisso, incertain à cause de douleurs aux adducteurs, mais sans les attaquants Loïs Openda et Pavel Sulc, l'OL a même été dangereux. Mais Julien Duranville a vu sa tentative parfaitement repoussée par Matveï Safonov.
C'est bien Paris qui a pris les rênes du championnat, au moment même où tous les yeux du football étaient tournés loin du Parc des princes et vers Londres et la cérémonie du Ballon d'or, toujours en cours au coup de sifflet final.
Hors des terrains, de nombreuses banderoles ont été déployées en tribunes. D'abord en hommage à l'attaquant géorgien, blessé au genou et absent de longs mois: "Kvara, le peuple rouge et bleu avec toi". Puis en soutien au mouvement lycéen: "Soutien à la jeunesse francaise qui se bat pour ses droits, on persite et signe". Enfin à propos du report du match à cause des manifestations et d'un match de football américain au stade de France: "NFL maintenue, LFP vaincue".
G.Fuchs--FFMTZ