L1: Monaco ne s'arrête plus, l'OM n'y arrive plus
La course à la Ligue des champions est totalement relancée: Irrésistible, Monaco a enchaîné dimanche une septième victoire d'affilée en championnat en s'imposant 2-1 contre Marseille, qui n'avance plus et chute du podium.
Un rapide coup d'oeil au classement suffit à comprendre que la fin de saison sera impitoyable et qu'il y aura forcément du dégât chez les gros. Car dimanche soir, à six journées de la fin, il y a cinq équipes qui se tiennent en trois points entre la 3e place, qui donne tout, et la 7e, qui ne vaut presque rien..
C'est désormais Lille qui occupe la très convoitée troisième marche du podium, celle qui mène directement à la Ligue des champions. Un point derrière, Marseille glisse au quatrième rang et a été rejoint par Monaco (5e), dont l'impressionnante série de victoires s'allonge.
Encore une longueur derrière, Lyon est cinquième et la sixième place est occupée par Rennes qui, à trois points du podium, peut aussi y croire.
C'est donc l'embouteillage mais s'il y a bien un perdant de ces dernières semaines, c'est l'OM, battu coup sur coup par deux rivaux directs, Lille et Monaco.
L'équipe de la Principauté, au contraire, est lancée à pleine vitesse vers la ligne d'arrivée et elle a repris 14 (!) points à l'OM en neuf journées. Au passage, les hommes de Sébastien Pocognoli ont fait chuter le Paris SG et Lens avant d'assommer Marseille, qui a vraiment manqué de tranchant dimanche en l'absence de Mason Greenwood, blessé et suspendu.
Avant que tout se décante après la pause, le coup d'envoi du match avait été donné par Usain Bolt. Mais la première période ne s'est pas exactement jouée à 100 à l'heure et personne n'a fait parler la foudre.
- Hradecky décisif -
Jusqu'à la pause, le choc a ainsi été équilibré mais l'on n'a pas vu grand-chose, au-delà des hésitations des deux équipes à se lancer franchement vers l'avant.
Dans un premier temps, Monaco a semblé capable de mettre plus de vitesse que son adversaire dans le dernier tiers du terrain, via Aleksandr Golovine ou Maghnes Akliouche, qui a eu deux bonnes opportunités dans le premier quart d'heure (10e et 13e).
Mais c'est finalement Marseille qui a été le plus dangereux, avec plusieurs bonnes situations pour Hamed Traoré, Timothy Weah, Igor Paixao ou Pierre-Emerick Aubameyang.
Après le repos en revanche, Monaco s'est installé un peu plus haut et a mis un peu plus d'impact et cela a suffi pour faire chuter cet OM décidément bien fragile.
A la 59e minute, Golovine a ainsi conclu de volée un joli mouvement lancé par Akliouche et prolongé par un bon centre de Jordan Teze (1-0).
Derrière, Monaco a tenu grâce à Lukas Hradecki, le très fiable gardien que le club du Rocher a cherché pendant des années. Le Finlandais a ainsi mis en échec Pierre-Emile Hojbjerg, Traoré ou Quinten Timber.
Dans la foulée, Monaco a creusé l'écart par Folarin Balogun, buteur d'un lob magnifique après avoir résisté à la course au très tendre CJ Egan-Riley, blessé sur l'action (2-0, 74e).
Amine Gouiri a fait renaître l'espoir marseillais en marquant à la 85e minute et, en toute fin de match, l'OM a encore été menaçant et Hradecky vigilant, comme sur une tête de Medina, ou chanceux, comme sur une reprise d'Aubameyang dégagée sur sa ligne par Teze.
Au bout du compte, Monaco a donc tenu, sans Paul Pogba, présent sur la feuille de match mais qui n'est pas entré. Pour les récompenses de fin de saison, rien n'est joué. Mais entre Monaco qui gagne sans cesse et Marseille qui n'y arrive plus, les dynamiques sont claires.
E.Weber--FFMTZ