Frankfurter Tageszeitung - Les Bourses mondiales s'envolent vers de nouveaux records

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Les Bourses mondiales s'envolent vers de nouveaux records
Les Bourses mondiales s'envolent vers de nouveaux records / Photo: Eric PIERMONT - AFP

Les Bourses mondiales s'envolent vers de nouveaux records

Les Bourses mondiales ont poursuivi leur envolée mercredi, atteignant de nouveaux records historiques en Europe avec le recul des prix du pétrole lié aux espoirs de détente au Moyen-Orient, sur fond d'amélioration des perspectives économiques.

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"Les marchés d'actions mondiaux ont inscrit de nouveaux records historiques, portés par le retour de l'enthousiasme autour de l'intelligence artificielle, l'atténuation des risques liés au pétrole et la révision à la baisse des anticipations de nouvelles hausses de taux d'intérêt", commente Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill Group.

La course aux records a repris dès l'ouverture des marchés européens: les Bourses de Paris (+0,09%), Francfort (+0,61%), Milan (+0,49%), Madrid (+0,48%), mais aussi Amsterdam (+0,15%) et Stockholm (+0,52%) ont touché de nouveaux records absolus dès les premiers échanges.

En plus du reflux des prix du pétrole, les places européennes bénéficient d'une bonne saison des résultats et de l'amélioration des perspectives macroéconomiques.

"L'inflation a continué de ralentir, permettant à la Banque centrale européenne (BCE) de mettre en pause son cycle de resserrement monétaire (hausse des taux: ndlr)", résume Daniela Hathorn, analyste de Capital.com interrogée par l'AFP.

L'experte relève également que les actions européennes ont entamé leur hausse avec "une décote significative par rapport aux actions américaines, ce qui leur a laissé davantage de marge" pour progresser "à mesure que la confiance s'est renforcée".

- La tech toujours moteur -

L'euphorie boursière est mondiale. A New York, le Dow Jones et l'indice élargi S&P 500 ont terminé sur un plus haut historique mardi.

Dans la foulée de Wall Street, les Bourses asiatiques ont grimpé, dopées entre autres par le secteur des semi-conducteurs.

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en hausse de 3,66%. A Séoul, l'indice Kospi a bondi en clôture de 3,76%. La Bourse de Sydney a pris 0,90%, celle de Taipei 2,88%.

A Séoul, SK Hynix a progressé de 5,77%, "à la suite de commentaires optimistes concernant la prochaine génération de puces (Nvidia, ndlr) destinées à l'intelligence artificielle", souligne Patrick Munnelly.

Cela "contribue à restaurer la confiance dans la poursuite du cycle d'investissements dans les infrastructures liées à l'IA et à convaincre les investisseurs que les inquiétudes du mois dernier sur la rentabilité des dépenses d'investissement étaient excessives", explique-t-il.

"Une partie de l'enthousiasme entourant les valeurs technologiques s'est toutefois estompée durant la nuit à la suite des résultats publiés par SpaceX et AMD", tempère Jim Reid.

Le chiffre d'affaires de SpaceX a atteint 7,8 milliards de dollars au deuxième trimestre (+92% sur un an) mais le groupe a aussi "annoncé une hausse de ses dépenses d'investissement consacrées à l'intelligence artificielle", indique l'économiste. Le titre a reculé d'environ 7% lors des échanges d'après-clôture à Wall Street, le marché marquant son inquiétude sur les sommes colossales investies.

- Le pétrole se rapproche de ses niveaux d'avant-guerre -

Les principaux indices mondiaux profitent également du fort recul des prix du pétrole.

"À mesure que les prix du pétrole se sont repliés par rapport à leurs sommets, une partie de la pression exercée" sur les économies "fortement consommatrices" et importatrices d'énergie "s'est également atténuée, note Daniela Hathorn. Ce qui "contribue à l'amélioration du sentiment de marché".

Donald Trump a récemment affirmé que le détroit d'Ormuz rouvrirait "très bientôt" sans quoi l'Iran serait frappé "très fort", et a avancé qu'un accord pourrait intervenir d'ici jeudi.

Avec la reprise des efforts diplomatiques, le pétrole Brent, la référence mondiale, s'échange désormais en-dessous du seuil symbolique des 80 dollars, se rapprochant de ses niveaux d'avant l'éclatement de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, fin février, et bien loin des 126 dollars atteints au plus fort de la crise au Moyen-Orient.

Vers 07H30 GMT, le baril de Brent perdait 0,33% à 79,10 dollars et son équivalent américain, le WTI, lâchait 0,82% à 75,15 dollars le baril.

Pas plus tard que la semaine passée, "les investisseurs se demandaient encore si un nouveau choc énergétique au Moyen-Orient allait constituer la toile de fond de la fin de l'été", rappelle Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.

Les investisseurs considèrent de plus en plus la guerre au Moyen-Orient "comme un risque régional pesant sur l'offre, plutôt que comme le déclencheur d'une récession mondiale", estime Mme Hathorn.

V.Wendt--FFMTZ