La Bourse de Paris à l'équilibre, entre doutes sur les semi-conducteurs et Moyen-Orient
La Bourse de Paris a terminé stable jeudi, entre poursuite du conflit au Moyen-Orient qui fait grimper le pétrole et recul généralisé du secteur des semi-conducteurs, en proie aux doutes des investisseurs sur l'IA.
Le CAC 40 a cédé 0,05% à 8.377,86 points, un recul de 4,57 points. La veille, l'indice des 40 plus grandes valeurs françaises avait gagné 0,19% pour terminer à 8.382,43 points.
"Les tensions au Moyen-Orient ne faiblissent pas. Les investisseurs suivent de très près la stratégie que les États-Unis vont adopter dans la région et jugent critiques les répercussions potentielles sur l’économie mondiale", selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.
Les États-Unis et l'Iran ont de nouveau échangé des frappes, le conflit au Moyen-Orient ne montrant jeudi aucun signe d'accalmie après plus d'une semaine de bombardements.
L'Iran, qui a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz le week-end dernier, a promis que cette voie maritime resterait fermée jusqu'à la fin des "agressions" américaines.
- Les semi-conducteurs en recul -
"On assiste à un mouvement significatif de +derisking+ (vente des actifs les plus risqués ndlr) qui touche le secteur des semi-conducteurs et toute la chaîne d'approvisionnement de l'IA", explique à l'AFP Isabelle de Gavoty, responsable de gestion actions Europe chez AllianzGI.
Après avoir nettement reculé en Asie, faisant chuter les Bourses de Séoul (-6,37%) et de Tokyo (-2,79%), les valeurs phares du secteur des composants électroniques ont cédé du terrain sur les autres places financières.
A Paris, Soitec a cédé 7,64% à 90,18 euros et STMicroelectronics 4,84% à 56,03 euros.
Les promesses de croissance et de révolution industrielle liées à la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'économie mondiale sont les principaux moteurs des marchés d'actions depuis le début de l'année.
Mais les investisseurs doutent de plus en plus de la rentabilité future des investissements pour développer cette technologie et des valorisations boursières gigantesques des entreprises qui en bénéficient, comme les semi-conducteurs.
Les fournisseurs d'infrastructures électriques Legrand (-2,03% à 137,70 euros) et Schneider Electric (-2,15% à 264,35 euros), ont aussi été emportés par ces doutes car la part de leurs activités liées aux centres de données pour l'IA ne cesse de grimper.
- Début de la saison des résultats, Publicis salué -
Autre point d'attention des marchés: la saison des résultats qui débute.
En Europe, "on s'attend à des publications globalement positives, qui pourraient permettre aux indices du continent de rattraper leur retard sur les Etats-Unis", explique Isabelle de Gavoty.
Le géant français de la communication Publicis a grimpé de 3,07% à 91,38 euros. Il a légèrement relevé jeudi ses prévisions de croissance annuelle, disant s'attendre à maintenir sa dynamique du premier semestre lors de la seconde moitié de 2026.
- Sodexo signe avec Meta -
Le groupe de restauration collective et de services Sodexo (+2,18% à 53,85 euros) a annoncé jeudi avoir été choisi pour assurer les services de restauration sur l'ensemble des sites de Meta à travers le monde.
A.Lehmann--FFMTZ