La Bourse de Paris limite la casse avant la trêve de Pâques
La Bourse de Paris a limité la casse jeudi avant la trêve de Pâques malgré les propos de Donald Trump qui ont affolé le marché du pétrole.
L'indice du CAC 40 a seulement reculé de -0,24% à 7.962 points, après avoir reculé jusqu'à 7.877 points à l'ouverture.
La Bourse de Paris a perdu une partie du regain de la veille (+2,10%), avec un nouveau coup de froid soufflé par le président américain Donald Trump contre l'Iran.
"On avait impression que la détente était proche. Les messages (de Trump) n'ont pas changé (...) mais il y a cette phrase que le marché n'a pas aimé: +S'il n'y a pas d'accord, nous allons frapper chacune de leurs centrales électriques très durement et probablement simultanément+", indique à l'AFP Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France.
"Les marchés ont réduit leurs pertes un peu avant 17H00 après une information de Bloomberg selon laquelle l'Iran serait en train de rédiger un protocole avec Oman concernant la navigation dans le détroit d'Ormuz", souligne l'analyste.
Les propos du président américain ont provoqué une nouvelle hausse des prix du pétrole, particulièrement aux Etats-Unis.
Exceptionnellement, le baril du WTI américain (111,17 dollars, +11,04%) vaut plus cher que celui du Brent de la mer du nord, référence en Europe (107,59 dollars, +6,36%).
Stellantis appuie sur l'accélérateur
Dans ce contexte, la journée a été évidemment favorable pour le titre de TotalEnergies (+2,40% à 79,42 euros).
Le géant pétrolier français aurait gagné un milliard de dollars en quelques semaines en mars, en achetant au Moyen-Orient la quasi-totalité des cargaisons de pétrole exportables sans passer par le détroit d'Ormuz, selon le Financial Times et des experts à l'AFP.
C'est cependant Stellantis (Peugeot, Citröen, Fiat...) qui enregistre la plus forte progression du jour (+3,97%, à 6,57 euros l'action).
L'action Stellantis a pu bénéficier d'une information citée par Bloomberg, selon laquelle le constructeur automobile discute avec son partenaire chinois, Zhejiang Leapmotor Technology, des options pour la production de véhicules électriques au Canada.
La veille, le constructeur avait annoncé le rappel de 700.000 voitures hybrides dans le monde pour un risque d'incendie.
Le titre du concurrent de Stellantis, Renault, a légèrement progressé (+0,20% à 30,10 euros), digérant l'information du jour: le président de Renault, Jean-Dominique Senard, 73 ans, ne demandera pas de troisième mandat et quittera ses fonctions l'an prochain.
Hors CAC 40, le titre d'Air France-KLM a fortement reculé (-3,82% à 8,96 euros).
Air France-KLM est entré en compétition avec Lufthansa dans la course à la privatisation de la compagnie TAP Air Portugal, en soumettant jeudi des offres non contraignantes dans le but d'en acquérir jusqu'à 49,9% du capital.
- Yo-yo sur le marché des taux -
Le taux d'intérêt de la dette française à échéance dix ans sont revenus en fin d'après-midi à 3,68%, après un pic à 3,74% jeudi matin, contre 3,67% la veille, et 3,20% avant le déclenchement de la guerre.
Les rendements montent avec les risques d'inflation, car les créanciers demandent des garanties face à l'érosion de la valeur de leur capital prêté. Les investisseurs tablent en outre sur une politique monétaire des banques centrales plus restrictive, pour combattre cette inflation.
P.Schwarz--FFMTZ